Lettre à mon fils…

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Mon fils, mon amour, mon bébé, mon soleil… Tous les jours je te dis que je t’aime plus que tout au monde. Et pourtant, j’ai encore tellement de choses à te dire.

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Mon petit prince, tu peux être sûr d’une chose, c’est que tu as été la plus grosse surprise de ma vie.

Je me souviens encore de ce matin d’été… En me réveillant, j’ai senti une différence en moi. Rien à voir avec mon léger abus de cocktails de la veille… (Oui, tu le sais, Maman adore faire la fête.) Cette sensation, je ne l’avais jamais ressentie auparavant.

Et d’un coup, la panique. Une grande panique, puis un déclic.

Avant même le premier test de grossesse, je t’avais sentie à l’intérieur de moi.

Lorsque le docteur a prononcé le mot « grossesse », la panique est vite revenue. J’ai tout de suite pensé : « Ton Papa va me tuer, il avait prévu un tour du monde dans quelques mois. »

Ce tour du monde, il ne l’a pas mentionné une seule fois quand je lui ai annoncé ma grossesse. Il a pleuré, il a ri et il m’a dit en souriant : « J’ai peur. »

Moi aussi j’avais peur.

Peur d’avoir un être humain en train de grandir en moi.
Peur d’avoir mal.

Et surtout peur de ne pas savoir comment prendre soin de toi et de savoir ce dont tu aurais besoin depuis l’intérieur de mon ventre.

Avoir peur, c’est s’inquiéter. Et quand on s’inquiète pour quelqu’un, c’est qu’on l’aime très fort.

Parce que oui, je t’aimais déjà à la folie quand tu grandissais en moi.

L’attente de te voir pointer le bout de ton nez était si longue et si courte à la fois… Et puis tu es arrivé.

Tu es arrivé en pleurant si fort que ma première pensée a été : « Voilà un sacré caractère, comme sa maman. »

On ne va pas se mentir, l’étendue de ton caractère, tu nous l’as montré (surtout la nuit). Et pourtant, je n’échangerai toutes ces nuits blanches à te regarder s’extasier sur chaque élément de ta chambre pour rien au monde.

Et puis rassure-toi mon amour. Même sans tes crises d’insomnie, Maman aurait fait des nuits blanches.

Des nuits blanches à aller m’assurer toutes les trente minutes que tu dormes paisiblement.

Des nuits blanches à me demander si j’ai tout bien fait pendant l’heure du bain.

Des nuits blanches à explorer tous les sites de vêtements, pour faire de toi le bébé le plus stylé du quartier.

Des nuits blanches à regarder ton Papa dormir (lui et son sommeil de plomb…) et en l’aimant un peu plus chaque jour de m’avoir le plus beau cadeau du monde.

La nuit, le jour, au travail, à la maison, quand tu es dans mes bras, quand tu es loin de moi… Chaque minute je pense à toi. Chaque minute je me demande comment être la meilleure des mamans pour le meilleur des fils.

Je sais que tout ne sera pas parfait.

Je sais que tout ne sera pas rose.

Mais je sais que ton Papa et moi, on n’a plus besoin de faire le tour du monde, parce que notre monde, c’est toi.

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