Le stress provoqué par l’épidémie de Covid a des répercussions sur les dents

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Depuis mars 2020, l’épidémie de Covid-19 a modifié nos vies. Confinement, télétravail, distanciation sociale, interdiction de se rassembler à plus de six personnes, plus de vie culturelle, etc.

Tous ces changements génèrent du stress, un stress qui a des répercussions aussi sur les dents.

Quelles sont les pathologies dentaires en augmentation ?

L’étude américaine montre une hausse de 63 % de cas de dents ébréchées et fissurées en comparaison à l’année précédente, et de 71 % de pathologies liées aux serrages de la mâchoire. Et si cela est vrai aux Etat-Unis, il en est de même en France.

Patrick Solera, président de la Fédération des syndicats dentaires libéraux, interrogé par nos confrères de La Dépêche, constate : « Avec les confinements successifs, les patients sont plus stressés. Les fractures, les phénomènes de bruxisme, les pathologies de l’articulation temporo-mandibulaire sont des motifs de consultations plus importants qu’auparavant. »

Il faut donc espérer qu’avec la vaccination, la France et les autres pays pourront enrayer ce virus afin de pouvoir retrouver une vie normale le plus rapidement possible.

Covid-19 : sur leur déclaration d’impôts, les salariés pourront déduire une partie des frais liés au télétravail en 2020

Le télétravail qui s’est développé en raison de la pandémie de Covid-19 a pu engendrer des frais pour les salariés. Ce mois-ci, le Ministère de l’Economie annonçait la mise en place de mesures spécifiques pour la déclaration d’impôts 2021. Découvrez-les.

Malgré le prélèvement à la source, il est toujours nécessaire de déclarer ses revenus. La campagne de déclaration de revenus devrait débuter aux alentours de mi-avril. Les départements numérotés de 1 à 19 devraient déclarer leurs revenus au plus tard aux alentours du 20 mai, puis la campagne se terminera début juin avec les départements numérotés de 55 à 976.

Télétravail et frais supplémentaires

Le développement du télétravail a pu engendrer, chez certains salariés, peu ou mal équipés, des frais supplémentaires comme l’achat d’un bureau, d’un fauteuil pour travailler, etc. et faire l’objet d’indemnités, de remboursements forfaitaires ou de remboursements de frais réels par l’employeur.

Ces allocations doivent être identifiées par l’employeur dans les informations qu’il transmet à l’administration fiscale. Ces allocations ne doivent pas faire partie du montant de revenu imposable.

Jusqu’à 550 euros pour l’année

Pour les frais professionnels engagés en 2020, le Ministère de l’Economie précise : « Les allocations versées par l’employeur au titre du télétravail à domicile en 2020 seront exonérées d’impôt sur le revenu, dans la limite de 550 € pour l’année. Ces allocations peuvent prendre la forme d’indemnités, de remboursements forfaitaires ou encore de remboursements de frais réels. » Pour les salariés ayant opté pour la déduction des “frais réels”, le Ministère de l’Economie ajoute : « Les frais engagés pour les besoins de leur activité professionnelle, lorsque celle-ci a été exercée sous forme de télétravail à domicile, pourront être déduits à hauteur des montants mentionnés ci-dessus (soit jusqu’à 550 euros par an). Le contribuable conserve, alors, la possibilité de les déduire pour leur montant exact si cela est plus favorable. 

Covid-19 : les enfants et adolescents seront-ils vaccinés ?

Plus de 5 millions de Français ont été vaccinés avec au moins une dose. Les enfants ne le sont pas encore, en France. De premiers résultats cliniques sont attendus au mois de juin.

Mi-mars 2021, seuls 5 millions d’adultes Français sont vaccinés contre la Covid-19, sur environ 52 millions. Le gouvernement assure cependant que chaque Français qui souhaite se faire vacciner pourra le faire d’ici la fin de l’été.

En attente de résultats d’essais cliniques

Quant aux enfants, pour l’instant, ils ne font pas partie de la population à vacciner. Pour plusieurs raisons. Tout d’abord, à ce jour, il n’y a pas de résultats d’essais cliniques les concernant.
En Grande-Bretagne, les laboratoires Pfizer et AstraZeneca ont lancé des essais cliniques sur des enfants volontaires âgés entre six ans et dix-sept ans. Les premiers résultats du laboratoire AstraZeneca devraient arriver au mois de juin prochain, et de manière plus générale d’ici la fin de l’été.

Ensuite, les enfants pourront être vaccinés avec le même vaccin que celui injecté aux adultes. Seule différence : la dose injectée serait moins importante.

En Israël, des enfants à risque déjà vaccinés

En Israël, environ 600 jeunes de moins de 16 ans ont déjà été vaccinés contre la Covid-19, avant même les résultats d’études cliniques.
Il s’agit d’enfants souffrant d’obésité, de diabète, de maladies pulmonaires et cardiaques, de troubles de l’immunité… A ce jour, ils n’ont pas eu d’effets indésirables.

Quant à la France, il faudra déjà qu’elle arrive à vacciner l’ensemble de sa population adulte. Et d’après le Pr Yves Gillet, interrogé par nos confrères de France Info : « On peut imaginer que si tous les adultes étaient vaccinés, il pourrait rester un tout petit peu de Covid, uniquement chez les enfants. Ça reste malgré tout assez peu probable. Je pense qu’il faut plutôt s’intéresser aux enfants avec des facteurs de risques. »

COVID-19 et risque d’infection : une étude de l’Institut Pasteur s’intéresse au rôle joué par les enfants

L’étude ComCor de l’Institut Pasteur menée depuis octobre 2020 permet de décrire les lieux et circonstances de contamination pour la COVID-19. Dans les derniers résultats actualisés, les chercheurs affirment que les parents avec enfants scolarisés au collège ou lycée sont plus à risque que ceux avec de très jeunes enfants. Mais aucun risque n’est pas à écarter en raison du mode de garde et de l’arrivée des variants sur le territoire.  

Où les Français s’infectent-ils ? Telle est la question à laquelle souhaite répondre l’étude ComCor de l’Institut Pasteur, en ceen ce qui concerne l’épidémie de COVID-19 sur le territoire. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs sociodémographiques, lieux fréquentés et comportements associés à un risque augmenté d’infection par le SARS-CoV-2. Après de premiers résultats dévoilés en décembre, de nouvelles données intermédiaires ont été publiées par l’organisme, en partenariat avec l’Assurance Maladie, l’institut Ipsos et Santé Publique France. L’étude couvre la période du 1er octobre 2020 au 31 janvier 2021 et inclut 77 208 participants avec infection aiguë, hors personnels soignants.

45% des personnes infectées connaissent la personne-source qui les a infectées : 18% suspectent un évènement particulier sans connaître la personne source de l’infection, et 37% ne savent pas comment elles se sont infectées.

Les résultats obtenus font ressortir en premier lieu que 45% des personnes infectées connaissent la personne source qui les a infectées : 18% suspectent un évènement particulier sans connaître la personne source de l’infection, et 37% ne savent pas comment elles se sont infectées. Quand la personne source est connue, il s’agit avant tout d’une source au sein même du domicile (42%), puis d’une source extra-domiciliaire. Cela relève alors de la famille élargie (21%), d’une source professionnelle (15%), d’amis (11%) ou autre (11%). Les réunions privées, avec famille élargie et amis, et le travail en bureaux partagés, constituent les circonstances de transmission du virus les mieux identifiées.

Avoir un enfant scolarisé peut exposer au risque d’infection

« Les repas, aussi bien en milieu privé que professionnel, sont les circonstances les plus fréquemment rapportées à l’origine de ces transmissions. », précisent les chercheurs. Ces derniers notent également « que le sur-risque associé aux réunions privées diminue entre octobre et janvier, témoignant sans doute d’une meilleure gestion des risques par les participants lors de ces réunions. » Ces derniers s’inquiètent par ailleurs du fait « qu’encore trop souvent », en ce qui concerne les cas pour lesquels la transmission a eu lieu hors du domicile, la personne source de l’infection était symptomatique au moment du contact infectant. C’est particulièrement le cas en milieu professionnel.

L’équipe scientifique a aussi souhaité savoir si la scolarité représentait un facteur de risque de contamination. Les données à ce sujet sont mitigées, puisque au sein du foyer, avoir un enfant scolarisé représente un sur-risque d’infection pour les adultes, notamment ceux gardés par une assistante maternelle (+39%), qui vont au collège (+27%) et au lycée (+29%). Avec une exception toutefois : avoir un enfant en primaire n’a pas été jusqu’à maintenant associé à un sur-risque d’infection pour les adultes vivant dans le même foyer. Mais les chercheurs notent cependant depuis janvier une augmentation des infections intra-domiciliaires vers les adultes dues à des enfants de moins de 11 ans.

Pourquoi le variant anglais pourrait changer la donne

« En ce qui concerne les écoles, avoir un enfant qui va au collège ou au lycée représente le sur-risque le plus important pour les adultes. Vis-à-vis des plus petits, le sur-risque pour les adultes semble plus important si les enfants sont gardés par une assistante maternelle, comparé à ceux qui vont en crèche. », résument les chercheurs. Ils précisent néanmoins que tous ces résultats pourraient être remis en question selon la progression des variants anglais, sud-africains et brésiliens sur le territoire. Le variant anglais est environ 50% plus transmissible que le virus traditionnel et outre sa contagiosité supérieure, la durée d’excrétion du virus chez les personnes infectées pourrait être plus longue.

« Nos collègues européens rapportent des épidémies dans les crèches, maternelles et écoles qui n’avaient pas été rapportées jusqu’à présent, sans que l’on puisse savoir s’il s’agit d’une meilleure surveillance dans les écoles, d’une circulation visible car ces lieux sont souvent les derniers à rester ouverts en cas de circulation active du virus en communauté, ou d’un tropisme particulier du virus pour les enfants. » indiquent les chercheurs. Selon leurs conclusions, il est possible, si la dose minimale infectante est plus faible avec la contagiosité accrue du variant anglais, que des modes de transmission inefficaces auparavant chez les enfants le soient devenus avec l’arrivée de ces variants plus contagieux.

Alexandra Bresson

COVID-19 : l’épidémie va entraîner le mariage de 10 millions d’enfants, alerte l’Unicef

En raison de la pandémie actuelle et des changements provoqués, l’Unicef estime dans un rapport que 10 millions de filles supplémentaires risquent d’être mariées de force durant leur enfance. Alors que 25 millions de mariages d’enfants ont été évités au cours de la dernière décennie, l’organisme prévient que les progrès enregistrés sont gravement menacés.

La pandémie de COVID-19 n’a pas seulement eu comme conséquences la fermeture de millions d’écoles à travers le monde, et ce depuis presque une année entière à cause des confinements. Il ressort en effet d’un nouveau rapport publié par l’Unicef que dix millions de mariages d’enfants supplémentaires risquent d’être conclus d’ici à la fin de la décennie, menaçant d’anéantir des années de progrès pour réduire cette pratique. Ce rapport prévient que, outre les fermetures d’écoles, les contraintes économiques, la perturbation des services, les décès durant la grossesse et les décès parentaux imputables à la pandémie augmentent les risques de mariage pour les filles les plus vulnérables.

Même avant l’épidémie de COVID-19, l’organisme rappelle que 100 millions de filles étaient déjà exposées au risque d’être mariées pendant leur enfance durant la prochaine décennie, et ce malgré le recul considérable de cette pratique dans plusieurs pays ces dernières années : ces 10 dernières années, la proportion de jeunes femmes dans le monde mariées durant leur enfance a baissé de 15%, passant de près d’une femme sur quatre à une femme sur cinq. Si quelque 25 millions de mariages ont ainsi été évités, le rapport déplore que ces progrès soient aujourd’hui compromis sachant que le mariage des enfants a des conséquences immédiates et permanentes sur les filles qui en sont victimes.

Choc économique, interruption de services… le risque de mariage forcé augmente selon diverses voies

« La COVID-19 a aggravé une situation déjà difficile pour des millions de filles. La fermeture des écoles, l’absence des amis et des réseaux de soutien et l’augmentation de la pauvreté ont ravivé un incendie que le monde avait déjà du mal à éteindre. », affirme Henrietta Fore, directrice générale d’UNICEF.  « Si nous n’agissons pas tout de suite, ces filles risquent la perte de leur éducation, leur santé et de leur avenir. » Les jeunes filles mariées de force risquent en effet davantage d’être victimes de violence familiale et sont moins susceptibles de rester scolarisées. Le mariage forcé augmente aussi les risques de grossesse précoce et non planifiée, et donc de complications et de mortalité chez la mère.

En outre, « cette pratique peut en outre couper les filles de leur famille et de leurs amis et les empêcher de participer à la vie de leur communauté, une situation qui a de lourdes conséquences sur leur santé mentale et leur bien-être. », ajoute l’Unicef. Pour les jeunes filles, la pandémie a affecté profondément leur vie en raison des restrictions de déplacements et de l’éloignement social, qui compliquent leur accès aux soins de santé et aux services sociaux. Mais aussi au soutien de la communauté qui les protège du mariage des enfants, des grossesses non désirées et de la violence liée au genre. Et tandis que les écoles restent fermées, elles sont plus susceptibles de ne pas y retourner.

Enfin, les pertes d’emploi et l’insécurité économique peuvent contraindre les familles à marier leurs filles afin d’alléger leur fardeau financier. L’Unicef estime que 650 millions de filles et femmes en vie dans le monde ont été mariées durant leur enfance, dont près de la moitié au Bangladesh, au Brésil, en Éthiopie, en Inde et au Nigéria. « En rouvrant les écoles, en mettant en place des législations et des politiques efficaces, en garantissant l’accès aux services sanitaires et sociaux, notamment de santé sexuelle et procréative, et en fournissant des mesures de protection sociale exhaustives aux familles, nous pouvons considérablement réduire le risque que les filles se voient voler leur enfance par le mariage des enfants. », conclut Henrietta Fore.

Les masques chirurgicaux sont lavables et réutilisables, selon l’UFC-Que Choisir

Une étude de l’UFC-Que Choisir montre que les masques chirurgicaux, dits “jetables”, peuvent en fait être lavés, tout en gardant leurs pouvoirs protecteurs. Ils conserveraient en effet leurs performances de filtration et leur respirabilité après plusieurs lavages en machine.

L’expérience a montré qu’après 10 lavages suivis de passages au sèche-linge et de repassages au plus faible réglage du fer, leurs capacités de filtration se sont maintenues à un niveau suffisant pour un usage grand public : de 90 à 100 % selon les masques chirurgicaux. Du côté de la respirabilité, le deuxième critère d’évaluation, les masques restent suffisamment respirables pour être portés plusieurs heures sans trop d’inconfort.

Masques en tissu : inutile de les laver à 60°C, estime l’Académie de médecine

Dans un communiqué publié ce 7 septembre, l’Académie de médecine revient sur l’utilisation du port du masque, et notamment le lavage des masques en tissu, dans la lutte contre l’épidémie de covid-19.

Dans son communiqué du 7 septembre, l’Académie de médecine a assoupli le protocole concernant l’entretien des masques en tissu. Elle y explique ainsi que le lavage à 60°C minimum n’est plus de mise. Les masques en tissu “ peuvent être lavés à la main ou en machine, avec un détergent, comme le linge de corps, la température de 60°C n’étant pas plus justifiée pour le lavage des masques que pour le lavage des mains, écrit ainsi l’Académie de médecine. Inutile en effet de se laver les mains à 60°C pour éliminer les traces de coronavirus. Un lavage à l’eau et au savon suffit.

Par ailleurs, l’Académie de médecine précise que les masques en tissu “doivent être changés lorsqu’ils deviennent humides et ne jamais être portés plus d’une journée”. Ils sont réutilisables après chaque cycle de lavage et séchage, tant que le maillage du tissu et l’intégrité des brides ne sont pas altérés.
Pour des raisons économiques et écologiques, elle préconise l’usage des masques en tissu, lavables, dans l’espace public. Les masques jetables, eux, sont à réserver aux activités de soins et aux personnes malades ou placées à l’isolement.

Soulignant que “les indicateurs épidémiologiques actuels [laissent] prévoir une situation épidémique prolongée”, l’Académie estime qu’il “devient nécessaire d’intégrer le port du masque dans les gestes quotidiens en le rendant compréhensible, acceptable et routinier”. Bien que les masques en tissu soient moins performants que les masques chirurgicaux en termes de filtration et d’étanchéité, ils garantissent « de meilleures qualités de confort et de « respirabilité ». Le port de masque représente également « un geste altruiste » qui rend chaque citoyen solidaire de la lutte contre la pandémie.

Distanciation sociale : nécessaire jusqu’en 2022

Des chercheurs d’Harvard ont réalisé une étude dont les résultats viennent de paraître dans la revue Science. Pour eux, il va falloir apprendre à vivre avec des périodes de distanciation sociale jusqu’en 2022. D’après les chercheurs, dans l’attente d’un vaccin, il faudrait alterner des périodes de confinement, où de nouveau les écoles, les commerces, les entreprises seraient fermés, et de déconfinement. Ainsi, la population pourrait acquérir progressivement une immunité collective sans prendre le risque d’engorger les hôpitaux par de trop nombreux malades en même temps.

Coronavirus Covid-19 : transmission et délai d’incubation

Cette pathologie se transmet par voie aérienne, via les postillons (éternuements, toux…). On considère actuellement que les contacts étroits et rapprochés avec une personne malade sont nécessaires pour transmettre le virus : même lieu de vie, contact à moins d’un mètre lors d’un épisode de toux, d’une discussion ou d’un éternuement en l’absence de mesures de protection (port de masque chez le malade).

Les estimations actuelles convergent vers une période moyenne d’incubation, c’est-à-dire entre la date d’infection et l’apparition des symptômes, allant jusqu’à quatorze jours, mais souvent autour de 5 joursL’Organisation mondiale de la santé recommande que les contacts des cas confirmés soient isolés et suivis pendant 14 jours.

Les symptômes et le traitement du coronavirus Covid-19

Fièvre, toux et difficultés respiratoires sont les principaux symptômes du coronavirus Covid-19. On évoque aussi la perte du goût (agueusie) et perte de l’odorat (anosmie), bien que ces symptômes ne soient pas spécifiques à l’infection par le coronavirus. Les premiers symptômes sont en tout cas très semblables à ceux d’une grosse grippe. Mais si la maladie évolue, notamment en l’absence de prise en charge rapide et adéquate, des complications respiratoires peuvent survenir et s’aggraver dans le temps, jusqu’à occasionner une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une insuffisance rénale, voire dans de rares cas, le décès.

A ce jour, aucun traitement spécifique n’a été mis au point. Dans l’attente qu’un traitement adéquat et efficace soit mis en place, le traitement du coronavirus Covid-19 est symptomatique, et consiste donc à prendre en charge les symptômes.

L’âge et l’existence de maladies associées aggravent le Covid-19

Globalement, les cas graves d’infection au Covid-19 et les décès semblent davantage avoir lieu avec l’âge et l’existence de pathologies préexistantes. Les personnes âgées et/ou atteintes de maladies chroniques telles que l’hypertension ou le diabète semblent plus à risque de développer des formes sévères de la maladie, voire d’en décéder. Ce qui n’exclut pas que des sujets jeunes, et bien portants, puissent aussi être touchés par le virus. 

Ce qui n’empêche pas l’OMS de recommander à toutes et à tous de prendre des précautions pour éviter de contracter, et de transmettre le virus.

Dans les colonnes deBusiness Insider, des spécialistes se félicitaient mi-février de cette moindre prévalence de cas chez les enfants, car ceux-ci sont moins susceptibles que les adultes de respecter les mesures d’hygiène recommandées (port du masque notamment). “Si nous pouvons protéger les enfants – d’une part, c’est bon pour eux, mais d’autre part, c’est bon pour la population”, avait ainsi déclaré à Business Insider Aaron Milstone, épidémiologiste et professeur de pédiatrie à l’Université Johns Hopkins. “S’il pénètre dans la population pédiatrique, cela pourrait amplifier l’épidémie”, avait ajouté la spécialiste.

“Grossesse et Coronavirus” : les experts ont répondu à toutes vos questions. Retrouvez le Live !

Parents.fr a consacré un Live aux questions que vous vous posez sur la grossesse, l’accouchement, votre santé et celle du bébé, pendant cette épidémie de Covid-19. Un Live riche en infos et conseils. Retrouvez les réponses des experts en replay.

En vidéo : Live Parents “Grossesse et Coronavirus” : “Peut-on allaiter en cas de Covid-19 ?”

Davantage que le port d’un masque (qui est surtout essentiel chez les personnes chez qui l’infection est avérée, mais qui présente peu d’intérêt chez les autres), l’Organisation mondiale de la Santé recommande de respecter des mesures “barrières”. Celles-ci sont d’ailleurs efficaces et recommandées contre la plupart des virus respiratoires, dont la grippe.

En voici les principales :

  • se laver les mains fréquemment et consciencieusement, à l’eau savonneuse ou, à défaut, avec une solution hydroalcoolique ;
  • se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou un mouchoir à usage unique lorsque l’on tousse ou éternue, puis se laver les mains ;
  • éviter autant que possible les contacts rapprochés, a fortiori avec les personnes revenant de zones touchées et/ou présentant des symptômes (toux, éternuements, fièvre…) ;
  • éviter de se toucher le nez, la bouche et les yeux avec des mains sales, car celles-ci peuvent transporter le virus.

Notons que le risque d’être infecté par le coronavirus en touchant un objet importé de Chine est considéré comme extrêmement faible. Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage des surfaces) sont jugées efficaces. Enfin, les voyages dans les zones dites à risque sont déconseillés, sauf raison impérative. Depuis le confinement, il est de toute façon impossible de quitter nos frontières.

Coronavirus : les précautions quand on fait ses courses

Confinement oblige, les sorties du domicile se font rares. Voici les principales mesures à respecter pour éviter d’être contaminé par le coronavirus, quand on doit aller s’approvisionner.

  • En magasin, ne touchez que le strict minimum, pour limiter les risques. C’est-à-dire uniquement les produits que vous allez effectivement acheter. Ainsi, prenez la précaution d’emporter vos propres sacs et panier, pour éviter d’avoir à toucher ceux qui sont présents en supermarché. Pour payer, privilégiez la carte bancaire sans contact. Si ce n’est pas possible, lavez-vous immédiatement les mains avec du gel hydro-alcoolique. 
  • Ne pas se toucher le visage pendant les courses, le virus pouvant passer dans le corps à travers les muqueuses : la bouche, le nez, les yeux. Et une fois rentré à la maison, lavez-vous les mains très soigneusement.
  • En rentrant chez vous, déposez vos courses dans l’entrée, et ne les rangez que plusieurs heures plus tard. En effet, le virus peut survivre plusieurs heures s’il est présent sur les emballages en carton, ou en plastique. Lavez-vous les mains entre chaque opération.
  • Lavez fruits et légumes à l’eau avant de les consommer. Mais pas d’eau de Javel !

Si l’on pense présenter des symptômes, les mesures sont les suivantes :

  • Surveiller sa température deux fois par jour à l’aide d’un thermomètre ;
  • Surveiller l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…) ;
  • Eviter tout contact avec les personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées…) ;
  • Eviter de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d’hébergement pour personnes âgées…) ;
  • Eviter toute sortie non indispensable (grands rassemblements, restaurants, cinéma…).
  • Si l’on est malade, ou si l’on pense présenter des symptômes, ne pas se rendre aux Urgences ni chez son médecin, mais appeler le 15. 

Les masques de protection ne sont désormais délivrés, en pharmacie, que sur prescription médicale. Quant aux gels hydro-alcoolique, un décret publié au Journal Officiel encadre strictement leur prix de vente.

coronavirus

© gouvernement.fr

Coronavirus : comment en parler aux enfants ?

Pour Florence Millot, psychologue pour enfants et adolescents à Paris, la réponse n’est pas uniforme. Tout dépend de l’âge de l’enfant, et de la façon dont il vit l’événement. Avant l’âge de 7 ans, il est possible que l’enfant ne soit pas très affecté par la peur du coronavirus. Il est encore très “autocentré”, explique la psy. « On n’est pas dans un événement direct tel qu’un attentat où ‘des méchants’ pourraient venir les attaquer”, explique la psychologue. On peut lui expliquer, par exemple, que l’on doit s’isoler pour “bloquer” la transmission du virus, car la maladie est très contagieuse, et que c’est pour cette raison que son école et fermée, conseille Florence Milot. Et lui assurer que la très grande majorité des gens victimes de la maladie guérissent.

Avec un enfant plus grand, de 8 à 15 ans, la conduite à tenir va être différente. “Lorsqu’ils ont accès tout seuls aux informations, aux réseaux sociaux, à des fausses images, alors là les enfants peuvent avoir des peurs, du fait de cette notion d’envahissement”, prévient la psychologue. Il va donc falloir aider l’enfant à trier la masse d’informations reçues. On lui rappelle la nécessité de redoubler de vigilance sur l’hygiène (lavage des mains fréquent, emploi de mouchoirs à usage unique…). 

Dans une interview recueillie sur France Inter, le psychiatre Serge Hefez insiste sur la nécessité de parler du coronavirus aux enfants, pour éviter l’effet anxiogène des ‘fake news’ et autre infos alarmistes. Il donne ses conseils : « On peut très bien expliquer aux enfants que c’est comme la grippe, qu’on attrape des virus, qu’il y a des gens qui sont malades. Il faut expliquer que certains seront un peu malades, d’autres plus gravement. Dire que peu d’entre eux mourront. Les enfants peuvent l’entendre, mais par contre, ce qui est vécu comme dangereux c’est le risque de contagion, c’est-à-dire que l’autre devient dangereux. Il faut bien enseigner aux enfants qu’il faut se protéger du virus, et non des autres. C’est là que le lien social est en danger. Il faut rassurer les enfants, continuer à maintenir les liens avec autrui et montrer que le monde continue de tourner. » 

Sources et informations complémentaires :

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